Rclone : comprendre, synchroniser et sauvegarder ses données sous Linux
Sauvegarder ses données est souvent remis à plus tard… jusqu’au jour où un disque lâche, un dossier est supprimé ou une machine tombe en panne.
Sous Linux, rclone est l’un des outils les plus puissants pour gérer et synchroniser ses données, localement ou vers le cloud.
Mais rclone est souvent utilisé sans être compris, ce qui peut mener à des erreurs irréversibles.
Dans cet article, on va comprendre rclone, ses concepts clés, et l’utiliser correctement et sans danger.
Qu’est-ce que rclone ?
Rclone est un outil en ligne de commande permettant de :
- copier
- synchroniser
- sauvegarder
- chiffrer
des fichiers entre :
- un système local
- un disque externe
- un serveur distant
- des services cloud (Google Drive, S3, OneDrive, etc.)
👉 On peut voir rclone comme un gestionnaire de stockage universel.
Pourquoi utiliser rclone sous Linux ?
rclone est particulièrement apprécié car il est :
- fiable
- scriptable
- cohérent (même logique partout)
- supporté par de nombreux fournisseurs
- adapté aux serveurs comme aux postes de travail
Contrairement à des outils graphiques, rclone donne un contrôle total sur ce que tu fais — à condition de comprendre ses commandes.
Les concepts essentiels à comprendre avant de commencer
Avant d’exécuter la moindre commande, il faut comprendre ces notions.
Les remotes
Un remote est une destination ou une source distante configurée dans rclone.
Exemples :
- un Google Drive
- un bucket S3
- un serveur SFTP
Un remote est nommé (ex : gdrive, backup, s3-prod).
Source et destination
Dans rclone, l’ordre des chemins est critique.
rclone sync source destination- le premier chemin = source
- le second chemin = destination
⚠️ Inverser les deux peut supprimer ou écraser des données.
